Les cahiers de l'Islam
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Pascal Lemmel
Co-fondateur de la revue web Les Cahiers de l'Islam et des éditions du même nom ainsi que de la... En savoir plus sur cet auteur
Dimanche 11 Mars 2018

Talismans, le soleil des connaissances (Réédition)



Au sein du monde musulman, la pensée magique est assez méprisée, considérée comme une activité suspecte. L'ouvrage présenté ici, montre "que cette pensée magique n’est pas uniquement un ensemble de superstitions incohérentes, mais qu'elle s’insère en réalité dans un système de pensée qui révèle une profonde cohérence interne, basé sur les textes scripturaires de l'Islam et qui a finalement un réel impact sur l’ensemble de la société arabo-musulmane" (P.Lory).

 


Auteurs :‎ Al-Bûnî et autres,‎ Pierre Lory (Traduction),‎ Jean-Charles Coulon (Traduction) et Saïd Benjelloun (Calligraphie).
Editeur: OrientsÉditions
Date de parution janvier 2018
Nb de pages : 100 (+ Un petit livre de talismans, livre à porter).
EAN 979-1093315065
ISBN 1093315067

Sur les auteurs

Pierre Lory, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études depuis 1991, est spécialiste de la mystique et de l’ésotérisme en islam. Proche d’Henry Corbin, il a vécu dans tout le Proche Orient et a publié une dizaine d’ouvrages, traduits en arabe, turc, persan et espagnol.

Jean-Charles Coulon, chargé de recherches à la section arabe de l’IRHT-CNRS, directeur adjoint de la revue Arabica, est l'auteur d’un ouvrage sur La Magie en terre d’Islam au Moyen Age.

Saïd Benjelloun, professeur d’arabe à Toulouse II, auteur, est aussi calligraphe.

Les études sur la magie en terre d'Islam

En dépit des condamnations de certains théologiens ou de juristes, les pratiques magiques en milieu islamique perdurent encore aujourd’hui et sont partie intégrante de la culture musulmane populaire. Pour autant, l’occultisme en terre d’Islam est finalement un thème peu traité par l’historiographie contemporaine. Comme l’indique P. Lory dans la préface de l’ouvrage « Talismans, le soleil des connaissances », les orientalistes ont quelque peu délaissé cette disciple, considérant qu’elle ne manipulait que des superstitions, au profit de sciences islamiques « plus officielles » comme par exemple la théologie (p.6). Et pourtant, il convient de noter que les textes traitant de magie furent le plus souvent rédigés par des lettrés, et que par ailleurs, souvent utilisés par le peuple, à ce titre ils constituent un matériel de première importance pour les études anthropologiques, mais aussi pour celui qui étudie les courants de pensée en Islam. C’est pourquoi depuis une quinzaine d’années, les études se multiplient sur ce sujet. Sur la magie en Europe médiévale, le lecteur pourra ainsi se reporter aux études ou aux éditions critiques proposées par des spécialistes français du domaine comme Jean Patrice Boudet [1] ou Nicolas Weill-Parot [2]. Dans la mesure où les traités arabo musulmans ont souvent été uniquement connus par leur traductions occidentales, les sources latines sont très utiles dans l’étude des formes de magie ayant circulé dans les milieux savants islamiques. Dans le même temps, l’histoire des sciences occultes médiévales en terre musulmane a également progressé grâce en particulier aux travaux de P. Lory sur l’alchimie [3] , mais aussi grâce quelques autres chercheurs comme C. Hamès [4] et ses recherches sur l’art talismanique ou encore grâce à A. Caiozzo et ses études sur l’astrologie[5]. Pour sa part, J-C. Coulon, co-auteur du présent travail a publié un ouvrage de référence intitulé La magie en terre d’islam au Moyen Âge[6] en 2017. Le sujet est d’autant plus essentiel qu’au delà de l’anthropologie et de l’étude des courants de pensée, l’histoire des pratiques magiques est souvent liée au développement des sciences, ou encore, comme nous allons le voir, à celui de la mystique islamique (ou soufisme).

Dans les références scripturaires

En réalité, le thème de la magie est abordé au sein même des sources scripturaires islamiques. Tout le monde connait la lutte qui opposa Moïse aux magiciens de Pharaon. Dans un autre épisode, au verset 102 de la sourate Al Baqarah (La Vache), le croyant qui souhaite recourir aux services des deux anges déchus Hārūt et Mārūt est prévenu que ces derniers constituent une tentation, et qu’en suivant leurs enseignements il tombera dans la mécréance. En outre, dans les deux cas, le Coran précise bien qu’en réalité les magiciens « ne sont capables de nuire à autrui qu’avec la permission d’Allah » (Coran II, 102). Ainsi, croire que les magiciens ont un pouvoir équivalent à celui de Dieu constitue une forme d’idolâtrie ou d’associationnisme (shirk). Or, selon le dogme musulman, il s’agit d’une forme d’apostasie (sortie de l’Islam) qui doit normalement être sanctionnée par la peine capitale, c’est-à-dire la peine de mort. La connotation négative de la magie est encore renforcée par les accusations de magicien (sāḥir), de devin (shāʿir) ou de possédé (majnūn) qui furent portées à l’encontre du Prophète et qui sont relatées dans le Coran. De même, la tradition prophétique, rapporte que le Prophète aurait été la victime de sorcelleries élaborées par ses ennemis. On voit que dans ces derniers cas, le pêché commis par ceux qui pratiquent la magie, n’est pas tant l’associationnisme que la volonté de nuire à autrui. Pour autant, dans ce dernier cas, les textes scripturaires ne précisent pas le châtiment encouru par celui qui se rend coupable de sorcellerie. Au final, il incombera donc au juriste d’interpréter les textes et de déterminer dans quel cadre se placer afin de prononcer une condamnation.

Sur le Shams al ma'ārif

L’ouvrage que nous présentons ici, « Talismans, le soleil des connaissances », correspond finalement à l'extrait d’un ouvrage bien plus vaste et intitulé Shams al ma'ārif wa Lata’if al-‘Awarif (Le livre du soleil de la gnose et les subtilités des choses élevées). Les spécialistes considèrent ce dernier ouvrage comme le manuel de « magie » rédigé en terre d’Islam ayant eu le plus d’influence sur la culture populaire[8] . Seul le Ghāyat al-ḥakīm (Le but du sage), compilation de magie astrale composée en Andalousie vers le milieu du XIe par Maslama b. Qāsim al Qurṭubī (m.964) et connu en occident sous le titre de Picatrix, lui dispute se titre [8]. Écrit au XIIIe siècle en Égypte ayyoubide, suivant les manuscrits retrouvés, le Shams al ma'ārif comporte entre 400 et 600 pages . L’ouvrage aborde, sous un angle « musulman », tous les sujets relevant de la magie et en particulier les procédés talismaniques. Ouvrage au texte complexe, peu de personne devaient y avoir accès au Moyen-âge.

Il s’agit d’une compilation tardive de textes, qui est en partie seulement basée sur les enseignements d’al-Būnī, auteur soufi du XIIIe né à Bône en Algérie (anciennement Hippone et aujourd’hui Annaba). Al-Būnī est l’auteur d’un certain nombre d’ouvrages ésotériques traitant tout particulièrement de la « science des lettres » dans laquelle il est considéré, avec Ibn ʿArabī (m.1240), le celébre mystique andalou, comme étant l’un des « plus illustres représentants de cette discipline » (p.8). Quoiqu’il en soit, il semble que l’auteur du Shams al ma'ārif ait tiré une partie de la légitimité de son ouvrage des écrits du célèbre théologien sunnite Abū
 Ḥāmid Ghazālī (m.1111). C’est ainsi que les titres des quarante chapitres du Shams al ma'ārif , font écho aux quarante tomes de la somme de Ghazālī, l'Iḥyā' 'ulūm al dīn (Revification des sciences religieuses) [10]. Bien qu'al-Ghazālī ait clairement condamné les pratiques magiques (sihr) et talismaniques (tilasmāt) [11] , l’auteur du Shams al ma'ārif utilisa les écrits du théologien dans lesquels ce dernier avait tenté de démontrer qu’à l’instar de la prophétie et des miracles, il existe des « propriétés merveilleuses qui sont inaccessibles à la raison ». C’est ainsi que dans son Al-munqiḏ min ad-dalāl nous pouvons lire : « Les Naturalistes n’admettent-ils pas, dans leurs livres, des propriétés autrement surprenantes ? Par exemple, dans le traitement d’un accouchement difficile: la parturiente regarde, puis place sous ses pieds, deux morceaux d’étoffe sur lesquels on a écrit, et qui n’ont pas été mouillés. Il paraît qu’elle accouche immédiatement. Les Naturalistes citent ce cas dans leur traité des “ Propriétés merveilleuses ”. Le dessin (magique) se compose de neuf carrés, contenant neuf chiffres dont la somme fait toujours quinze (qu’on le lise en longueur, en largeur ou en diagonale) » [12]. Al Būnī utilisera, entre autres, ce texte, que l’on retrouve dans le présent ouvrage en ouverture de la section sur les carrés magiques (p.43), et surinvestira deux notions utilisées par Ghazālī pour montrer qu’il existe des connaissances au-delà de la raison, à savoir la notion d’al-khawāṣṣ (occulte) qui prédit l’existence de propriétés cachées au sein des éléments et la notion d’al-asrâr (sg. sirr) qui, de surcroit, suggère les secrets ou les pouvoirs secrets de ces mêmes éléments. Cependant « al-Būnī ne propose pas vraiment une sorte de manipulation utilitaire des forces divines qui serait à la fois simpliste et blasphématoire. Son projet s’insère dans une spiritualité, voire une mystique qui fait de l’homme initié à cette science un coopérateur de l’action divine, un ‘‘ lieu-tenant ’’ de la volonté divine sur terre ». (p.6). En quarante chapitres et près de trois cent carrés magiques, l’auteur du Shams al ma'ārif croise toutes les correspondances possibles de la terre et du cosmos pour en faire une science de l’universel.

Au-delà même des textes d’al-Būnī, si l’ouvrage apparait comme une encyclopédie des sciences occultes, on y retrouve aussi des passages de traités de mystique rédigés, entre autres, par Abū l Qāsim al Qushayrī (m.1072). Dans ce dernier cas, les passages repris ont pour fonction d’instruire le lecteur sur la façon correcte d’invoquer Allah. L’œuvre mélange donc des enseignements de spiritualité « classiques » avec des éléments relevant de la magie. C’est pourquoi l’ouvrage est tenu en haute estime par les ordres soufis (courant mystique de l’Islam). En revanche, comme on pouvait s’y attendre, il subira les foudres des juristes et des savants, tenants de l’orthodoxie, tels qu’Ibn Taymiyya ou Ibn Ḫaldūn, qui condamneront sa lecture.

Cependant, cela n’empêchera pas sa diffusion. Au XVe, au sein de l’empire ottoman, ʿAbd al Raḥmān al-Bisṭāmī (m.1454), un notable spécialiste des sciences occultes à la cour du sultan, produira une somme sur les pratiques magiques intitulée le Shams al āfāq fī ʿilm al ḥurūf wa-l-awfāq (Le soleil des horizons : la science des lettres et des carrés magiques) [13] incluant de nombreux éléments de l’ouvrage d’al-Būnī. Plus tard, au XVIe siècle et à la suite des travaux d’al-Bisṭāmī, le Shams al ma'ārif fut enrichi au point qu’il devint le Shams al ma’ārif al-Kubra (Le « Grand » soleil des connaissances) (p.9). Depuis le XIXe siècle, il a été de nombreuses fois édité dans le monde Arabe, soit sous le titre Shams al ma’ārif al-Kubra, soit sous celui de Shams al ma’ārif al-Sughra [14].

Sur l'ouvrage présenté

A partir d'extraits du texte originel, en une centaine de pages, l’ouvrage « Talismans, le soleil des connaissances », donne à voir au lecteur un panorama des fondements de la magie en Islam, accompagnés d’exemples concrets d’objets magiques ou de pratiques observées et en particulier un panel de talismans.

Après une préface (pp.6-7) suivie d’une présentation du manuscrit originel (pp.8-9) rédigées par les deux co-auteurs P. Lory et J-C.
 Coulon, l'ouvrage commence par introduire la « science des lettre » qui s’apparente à une grammaire de l’Univers. Celle-ci fonctionne sur la base de correspondances entre les lettres de l’alphabet (la Parole) et différents éléments (nature, chiffre, signe astrologiques, partie du corps) ou hiérarchies cosmologiques (pp.12 23). C’est ainsi que les signes du Zodiaque, les planètes et les maisons lunaires sont « marqués » par des lettres arabes distribuées sur chaque zone de l’espace dont elles désignent les qualités spécifiques. Ces lettres ne représentent pas seulement des signes ou des repères pour l’action céleste désignée, mais elles sont en quelque sorte les matrices de ces actions ; elles sont ontologiquement supérieures aux astres. De son côté, la tradition soufie y voit souvent des hiérarchies supérieures d’anges. L’une d’entre elles est présentée dans l’ouvrage (p.20). C’est à partir de cette base de connaissance que celui qui pratique la magie va ainsi pouvoir articuler son langage ou ses actions afin, entre autres, de communiquer avec les djinns, les anges en vue d’influer sur le monde. Ce type de pratiques participe « de la longue tradition islamique de sciences occulte des lettres (ʿilm al-ḥurūf), une praxis qui trouve ses racines dans la pensée chiite ‘‘extrémiste’’ primitive qui pose l'enchevêtrement métaphysique des lettres de l'alphabet et du monde créé » [15]. Sur ce sujet, le lecteur intéressé pourra se reporter à l’ouvrage de P. Lory, La Science des lettres en islam [16].

Si comme nous l’avons évoqué ces procédés sont sous-tendus par des conceptions théologiques et des pratiques principalement islamiques (p.6), à la base de la pensée magique, il y a donc l’idée que le monde sensible dans lequel nous vivons n’est qu’une partie de la réalité. Il serait possible d’acquérir un savoir, une connaissance, permettant de posséder un pouvoir sur ses êtres et ses forces de façon à les éloigner ou à les utiliser. Au-delà même d’un apprentissage, certains humains, comme les saints, auraient cette capacité de façon innée ou pourrait l’acquérir de façon « intuitive », à l’aide de la piété par exemple. Fondée sur le dogme selon lequel le Coran est incréé, existant de toute éternité, cette pensée magique « islamisée » postule que la récitation du Coran par le croyant est une actualisation de la parole éternelle, vecteur de la puissance Divine. De ce fait, la récitation coranique a un pouvoir sur la foi du croyant mais peut aussi avoir un effet sur le monde en fonction des paroles prononcées. Les mots que le croyant articule ne sont pas une simple récitation liturgique, ils sont comme chargés de l’énergie divine même qui les a proférés. C’est aussi pourquoi, au moins dans la culture populaire, soufisme et magie vont de pair. Le maitre soufi, par sa piété et sa pratique « ne peut que se trouver imprégné » de force surnaturelle (baraka).

Dans une seconde partie intitulée Les révélations et artefacts légendaires (pp.24-42), les auteurs présentent des récits relatifs aux artefacts de saints ou de prophètes comme par exemple Le bâton de Moïse et Le manteau de Joseph (cf.p.40-42). Dans ces récits, prophètes et saints se voient révéler, le plus souvent aux travers des rêves où apparaissent le Prophète de l'Islam et son cousin et gendre 'Alī ibn Abū Tālīb (m.661), des secrets de la création et en particulier le nom suprême de Dieu. Originellement, il s'agit de textes de la tradition soufie, eux-mêmes basés sur les textes scripturaires musulmans.

Dans une troisième et dernière partie (pp.43-100), une trentaine de « talismans » à visées prophylactiques (Cf. Amulette de protection, p.64) ou destinés à répondre aux désirs du croyant (Cf. Les portes de la richesse, p.48 ou Pour obtenir l'amour, p.50) sont présentés. La plupart ont pour principes actifs des carrés magiques (wafq), c'est à dire, en mathématiques, des carrés de nombres dont la somme de chaque colonne, ligne et diagonale est identique. Toutefois « la littérature magique s'est également appropriée cet art en proposant des carrés où les nombres sont remplacés par des lettres ou des noms divins » (p.43). A l’instar de certains écrits d’
 Ibn ‘Arabī ou bien de la vision ésotérique shi’ite de l'univers proposée par les Ikhwān al-Safā' dans leurs Épîtres (Rasā'il Ikhwān al Safā') composés au cours des IXe et Xe siècle, les carrés magiques numériques qu'al-Būni nous propose utilisent les noms divins et proviennent du double langage des 28 lettres de l’alphabet arabe que le Coran, par son caractère incréé, a finalement élevées au rang d'institution d'origine divine. D’Allāh au « Nom Suprême » en passant entre autres par le « Très-Saint » (al-Quddūs) , le « Tout-Puissant » (al-Muqtadir) ou encore « Celui qui pourvoit la richesse » (al-Muġni) une quinzaine de talismans à base de noms divins sont décrits (pp.45-79). Pour finir, la dernière section présente des « talismans composites » conçus à base de carrés magiques composés de « figures géométriques (cercles, carrés, triangles) contenant lettres, chiffres et carrés magiques, généralement centrés sur un thème commun » (p.80).

Conclusion

Au final, ce livre comporte indéniablement plusieurs mérites. Tout d'abord, pour la première fois, une version française d'un manuscrit majeur de la pensée « magique islamique » est proposé au « grand » public. Deuxièmement, il fait la démonstration par la pratique, que la magie en question, souvent considérée comme une activité suspecte et assez méprisée, peut être parfois qualifiée d'islamique selon sa visée et dans la mesure où ses fondements sont scripturaires. Troisièmement, il fait prendre conscience au lecteur que la science de la magie en terre d’islam se situe à la confluence des sciences naturelles (en contexte médiéval, il s’agit de l’astrologie, de l’alchimie, de la pharmacopée, etc.) et des sciences islamiques (cosmologie, mystique, tradition prophétique, etc.), c’est-à-dire religieuses. C’est pourquoi « son caractère englobant en faisait pour certains auteurs de traités magiques, voire certains épistémologues, la science la plus élevée des savoirs humains, celle dont la maîtrise est l’aboutissement du chemin propédeutique vers la Sagesse universelle (ḥikma) » . Enfin, pour finir, cet ouvrage est un bel objet. Les figures cosmologiques associées aux notions de base et les carrés magiques de chaque talisman sont illustrés à l'aide de somptueuses calligraphies. De plus, idée originale, l'ouvrage est accompagné d'un petit livre de talismans, livre à porter, et lui aussi calligraphié.

Pascal Lemmel

__________________
[1] Professeur d'histoire médiévale à l’université d’Orléans et membre du Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT) , CNRS (UPR 841)
[2] Directeur d'études à l'EPHE, Section des sciences historiques et philologiques.
[3] Voir en particulier : Lorry, Pierre. Alchimie et mystique en terre d'Islam. Lagrasse, Collection "Islam spirituel"., Études, Verdier, 1989. [4] Enseignant à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).
[5] Caiozzo, Anna. Images du ciel d’Orient au Moyen Âge Une histoire du zodiaque et de ses représentations dans les manuscrits du Proche-Orient musulman. Paris, Presses de l'Université de Paris Sorbonne, coll. « Islam », 2003, 485 p.
[6] Jean-Charles Coulon, La magie en terre d’islam au Moyen Âge, Paris, Éditions du CTHS, (« CTHS Histoire », 61), 2017, 349 p.
[7] Owen Davies. Grimoires: A History of Magic Books, Oxford University Press, 2009, p. 27
[8] Cf. p80 dans Images et magie. Picatrix entre Orient et Occident, éd. Jean-Patrice Boudet, Anna Caiozzo, Nicolas Weill-Parot, Paris, Champion (« Sciences, techniques et civilisations du Moyen Âge à l’aube des Lumières » 13) 2011, 390p.
[9] Voir par exemple la version arabe en ligne de la maison d’éditions Muṣṭafá al-Bābī al-Ḥalabī (Egypte) publiée par l’Institute of Islamic studies McGill university, toronto, 1927, https://archive.org/details/McGillLibrary-131812-5180/page/n8
[10] Constant Hamès, « Entre recette magique d'Al-Bûnî et prière islamique d'al-Ghazali : textes talismaniques d'Afrique occidentale. », Systèmes de pensée en Afrique noire, 12, Fétiches II, École pratique des hautes études, Sciences humaines,1993, p.187-223.
[11] Wa ammâ al-maḏmûm minhu fa-‘ilm as-sihr wa at-tilasmât (Iḥyā',I, 3) dans ibid, p.193.
[12] Cf p. 117, Al-Ghazâlî Muhammad (s d). Al-Munqiḏ min ad-dalâl, Al-maktabat al-jund s l. (Le Caire ?), édité sous le titre Erreur et délivrance, texte arabe et traduc. franç, par Farid Jabre, Beyrouth, Imprimerie Catholique, 55 et 122 p., Coll. Unesco.
[13] Cf. p.304 dans Jean-Charles Coulon, « Histoire de la littérature magique en Islam au Moyen Âge », Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences religieuses, t. 123, 2016.
[14] Cf. par exemple Shamsu al-Ma‘aref al-Sughra, Al Nour Library, Beirut, Lebanon: 2005 & Shamsu al-Ma‘aref al Kubrah, Al Nour Library, Beirut, Lebanon: 2006.
[15] Cf.p 82 dans Gardiner, Noah. Forbidden knowledge ? Notes on the production, transmission, and reception of the major works of ahmad al-Būnī. Journal of Arabic and Islamic, Studies vol 12, 2012, pp.81-142.
[16] Lory, Pierre. La Science des lettres en islam, Paris, Dervy, Esprit de Lettre, 2004, 146 p.
[17] Cf. p.299 dans Jean-Charles Coulon, « Histoire de la littérature magique en Islam au Moyen Âge », Op.Cit.




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