Les cahiers de l'Islam
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Jeudi 26 Avril 2018

Rencontre avec Ahmed Danyal Arif : Islam et Capitalisme



Aussi contradictoire que cela puisse paraître, on peut dire que l’ « économie islamique » est à la fois une discipline jeune et en même temps ancienne. 

Ahmed Danyal ARIF
Ahmed Danyal ARIF

Ahmed Danyal ARIF, auteur de L’Islam et le capitalisme : pour une justice économique (Paris, L’Harmattan, 2016).

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?                                                               
 
Je m’appelle Ahmed Danyal ARIF, 27 ans et je vis à Londres. Après avoir étudié l’économie et la science politique, j’ai travaillé pendant un temps dans l’administration fiscale française. J’ai ensuite décidé de me donner plus de temps à ma passion : l’économie, et plus particulièrement l’économie islamique.
 
Mon premier ouvrage intitulé L’Islam et le capitalisme : pour une justice économique a été parue en avril 2016 chez l’Harmattan. Je suis actuellement sur la rédaction d’un second qui portera sur l’histoire économique de l’Islam (de l’Arabie préislamique à l’âge d’or des dynasties autonomes).

Pourquoi ce livre ?
 
Ce livre est né de la volonté de combler un vide ayant la vie dure : l’absence ou plutôt la quasi-absence d’ouvrages lié à l’économie islamique en langue française. Outre les travaux entrepris ces dernières années par Ali Toussi ou encore Abdul Hadi Gafouri, les travaux en langue française portant sur le sujet font indéniablement figure de « parent-pauvre ». Pourtant, ce domaine est sans doute celui où les connaissances ont le plus progressé ces dernières années.
 
La raison principale est que depuis la dernière crise économique généralisée de 2008, on observe une recrudescence des travaux portant sur la finance islamique. Si elle n’était à l’origine qu’une branche de l’économie islamique, on peut aisément dire que c’est elle qui tient les rênes aujourd’hui. Contrairement à celle de la finance islamique, on remarque que la plupart de la littérature portant sur l’économie islamique demeure fâcheusement théorique et conceptuel. L’enthousiasme initial a décliné, et les économistes islamiques issus de la troisième génération se font de plus en plus rare. Cela a conduit par exemple, à la fausse impression que le financement sans intérêts constitue tout ce que l’économie islamique a à offrir.

« L’économie islamique » existe-t-elle ? Si oui, quels sont ses concepts dominants ?
 
Aussi contradictoire que cela puisse paraître, on peut dire que l’ « économie islamique » est à la fois une discipline jeune et en même temps ancienne. 
1. « Ancienne », car on peut dire qu’elle est née avec la religion islamique elle-même. Le Livre saint des musulmans regorgent d’enseignements et de directives dans les affaires et les choix économiques de l’Homme. Ensuite, parce qu’une pensée économique a existé dès le VIIIème siècle en terre d’Islam. Entres autres, Ramon Verrier ou Omar Akalay ont mis en exergue les pensées économiques de Abu Yousouf, de Al-Ghazali, de Al-Dimashqi ou encore de Ibn Khaldoun, qui ont élaboré des idées économiques très proches de celles qui ont le vent en poupe aujourd’hui. Cependant, il s’agirait d’un anachronisme que de parler d’ « économie islamique » à l’époque car ces derniers ont aborder les phénomènes économiques en tant que branche de la philosophie morale islamique. Si on peut dire que le système économique actuel se concentrent sur des objectifs de types matérialistes (c’est-à-dire le biens et services qui contribuent au confort physique), la religion islamique, elle, accorde une importance aussi bien a l’aspect matériel qu’aux aspects spirituels du bien-être humain comme la proximité de Dieu, le bonheur intérieur, l’honnêteté, la justice, l’attention mutuelle ou encore la coopération. Si ces variables ne peuvent être quantifiables, elles sont néanmoins présentées comme cruciales pour la réalisation du bien-être humain. En somme, pour produire la meilleure structure sociale qui soit, la vision islamique est de dire que les efforts économiques de l’Homme doivent être motivés par une philosophie morale porteuse de sens comme point de référence.
 
2. « Jeune » ensuite, car ce n’est qu’au XXe siècle que le label « système économique de l’Islam » va apparaître avec les travaux de Mirza Bashir-ud-Din Mahmood Ahmad (1889-1965), Muhammed Hamidullah (1908-2002), ou encore de Baqir al-Sadr (1931-1980). Après eux une nouvelle génération de chercheurs comme Nejatullah Siddiqi, Umer Chapra ou Muhammad Akram Khan vont populariser le concept d’ « économie islamique » parmi les savants et les économistes musulmans. Si on assiste à une recrudescence des travaux, des conférences ou des enseignements liés à l’économie islamique, sur le plan institutionnel, les instituts ou les centres de recherche d’économie islamique ne semblent guère être les lieux d’une activité intellectuelle libre. En effet, selon Muhammad Akram Khan, les gouvernements et autres personnes influentes qui fournissent des financements voudraient garder ces organisations dans les limites d’une pensée définie. Ainsi aucune publication de la Islamic Foundation de Leicester ne pourrait permettre une critique des idées avancées par Abul Ala Maududi. Les spécialistes de l’économie islamique semblent donc hésiter à suggérer des idées novatrices et sont contraints par un clergé par crainte d’une opposition sévère, et ce en dépit des grands discours sur l’ijtihad (c’est-à-dire l’effort de réflexion).

Les principes cardinaux que j’énonce dans l’ouvrage sont, à mon sens, de deux types :
 
1. Le premier est l’idée que la souveraineté ultime, et donc que la propriété ultime, appartient à Dieu. En effet, tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre est présenté comme étant sous contrôle divin :
 
« Dis : ‘Ô Allah, Maître de la Souveraineté, Tu accordes la souveraineté à qui Tu veux et Tu ôtes la souveraineté de qui Tu veux. Tu élèves qui Tu veux et Tu humilies qui Tu veux. Tu détiens dans Ta main tout ce qui est bon. En vérité, Tu as le pouvoir de faire tout ce que Tu veux.’ » (Coran, 3 : 26)
 
Cela signifie que le croyant doit garder à l’esprit qu’il devra faire face à la fin de ses moyens ainsi qu’à sa propre existence, car tout est voué à disparaître. Ce verset énonce aussi le fait que quiconque a été tenu responsable d’une tâche spécifique devra répondre de ses actes après sa mort. Si l’on y regarde de plus près, le verset cité semble ni peu ni prou être qu’un rappel à l’ensemble des gouvernants de ce monde, à savoir qu’ils ne sont que les représentants des intérêts de la création de Dieu sur terre.
 
Un autre verset fait état de ce que peut être un comportement qui contreviendrait aux limites exposés par Dieu :
 
« Et quand il est au pouvoir, il parcourt le pays pour y créer le désordre et détruire les récoltes et les populations ; et Allah n’aime pas le désordre. » (Coran, 2 : 205).
 
Il souligne qu’une fois au pouvoir, certains Hommes, au lieu de servir la nation et ses habitants ; d’établir un climat de paix et de sécurité, vont fomenter des dissensions entre les différentes classes sociales et communautés religieuses en détruisant le tissu social et économique, et finir par causer la ruine des générations postérieures. Le terme « récoltes » renvoie ici à l’ensemble des ressources de développement économique. Replacé dans son contexte, il désigne l’ensemble des dirigeants qui n’adoptent pas les mesures économiques adéquates pour le progrès et l’amélioration de la situation financière de tout un chacun. Au contraire, ceux-ci détruiront la société de l’intérieur en minant la population d’obstacles, freinant ainsi le progrès des générations futures.
 
2. Le deuxième est l’idée d’une justice absolue en matière économique. En effet, toutes les ressources disponibles sur terre ont d’une part été créées par Dieu, et d’autre part, elles l’ont été à destination et pour le bénéfice de l’ensemble de l’humanité (Coran, 2 : 29 ; 45 : 13). Qu’il s’agisse donc des gouvernants ou des gouvernés, des riches ou des pauvres, personne ne peut prétendre être l’héritier unique, et dire que toute chose sur terre a été créée pour lui seul. Par exemple, le droit de propriété au sens juridique et son transfert sont reconnus et sauvegardés par l’Islam, mais sont assujetti à une obligation morale selon laquelle toutes les classes sociales, même les animaux, ont un droit de partage.
 
Un verset important nous éclaire sur la nature que doit prendre la justice absolue en matière économique. Il s’agit des versets 118 et 119 du chapitre 20 :
 
« Il est décidé pour toi que tu n’y seras pas affamé et tu n’y seras pas nu non plus. Et tu n’y seras pas assoiffé, et tu n’y seras pas non plus exposé à l’ardeur du soleil. »
 
On voit donc qu’elle prend en réalité quatre formes :
 
  • que tout le monde puisse avoir le droit à être nourri correctement ;
  • que tout le monde puisse avoir le droit d’avoir les moyens de se vêtir ;
  • que tout le monde puisse avoir le droit d’avoir accès à l’eau potable ; et
  • que tout le monde puisse avoir le droit d’avoir une habitation dans laquelle il puisse vivre.
 
La religion islamique tend vers une humanisation des rapports économiques et sociaux. Et la justice, n’apparaît pas comme une gageure illusoire. Celle-ci est bel et bien accessible puisqu’elle est nécessaire et essentielle pour qu’une société vive dans l’harmonie, et non dans la jalousie de son prochain. Par la confiance des êtres humains les uns envers les autres, le principe de justice prend toute son ampleur, en ce qu’il reconnaît et respecte le droit des autres. Plus qu’une valeur, la justice absolue ferait donc référence, en plus de l’égalité, à l’équilibre dans les relations entre les êtres humains dans toutes les sphères de la société.

« Economie islamique » et Capitalisme. L’économie islamique peut-elle (ou doit-elle) servir à panser le capitalisme ? Si oui, comment ?
 
Tout d’abord, il faut souligner que le système économique de l’Islam est différent à la fois du capitalisme moderne que du socialisme scientifique. Mais il serait tout aussi faux d’avancer l’idée selon laquelle les auteurs que je viens de citer n’ont pas énoncé leurs thèses en réponse aux idéologies dominantes de leurs époques respectives, proposant selon eux une vision binaire du monde, et donc de renvoyer dos à dos aussi bien le communisme d’un côté que le capitalisme de l’autre.
 
La réponse est donc oui, l’économie islamique se présente comme une alternative crédible au système économique actuel. Elle peut panser le capitalisme par des moyens aussi divers que variés. 
D’ailleurs si l’on s’en tient à une analyse strictement historique, l’Islam a été une réponse à un capitalisme de type clanique ou factionnel à La Mecque au début du VIIème siècle. Une grande partie de la confusion à propos de la thèse de Weber est centrée sur l’idée fausse selon laquelle il soutenait que le capitalisme ne se trouvait qu’en Occident. Ce n’est pas le cas. Selon lui, le capitalisme en Occident avait des caractéristiques qui ne se trouvaient nulle part ailleurs – ce qu’il voyait comme « esprit » distinctif. Lorsque le Prophète Muhammad entre en scène donc, une tendance claire à l’individualisme se dégage pour que la richesse soit concentrée entre les mains de quelques-uns à l’exclusion des clans les plus pauvres. La Zakat, la prohibition de l’usure, ou encore le système des successions islamique ont été autant d’institutions pour pallier aux injustices de l’époque.
 
Aujourd’hui, les problèmes économiques et sociaux sont d’une autre nature puisque d’autres facteurs sont à prendre en compte comme le développement technologique ou encore les problématiques liés à l’environnement.
 
C’est la morale qui tient une place fondamentale dans l’économie islamique. D’après les remarques de l’économiste Fahim Khan, elle comporte au moins deux caractéristiques dans la sphère économique :
 
               1. L’équilibre (plutôt que l’optimisation) en tant qu’élément clé dans la prise de décision humaine dans toutes les activités. Dans la vision islamique du monde, les agents économiques sont censés maintenir un équilibre dans toutes leurs activités non seulement dans leurs activités économiques, mais également dans toutes les activités concernant les aspects de la vie sociale. Il doit y avoir un équilibre entre la poursuite de l’intérêt individuel et les intérêts de la société. Il doit y avoir un équilibre dans les dépenses pour répondre à ses propres besoins et aux besoins des autres, et de chercher un équilibre dans la répartition du temps et des ressources pour répondre à divers besoins. À cet égard, la déclaration suivante du Coran mérite d’être notée : 
 
« Et c’est ainsi que nous avons fait de vous une nation du juste milieu afin que vous soyez les gardiens des hommes (…). » (Coran, 2 : 143)
 
Cette référence peut donner l’impression que le concept du « juste milieu » est un concept normatif, mais la religion islamique visualise et fait valoir que ce concept est lié à la nature même de l’Homme. L’Homme est généralement présenté comme préférant à chercher l’équilibre dans ses activités pour atteindre les objectifs dans les différentes dimensions de sa vie. Maintenir l’idée d’équilibre est donc présentée comme une attitude positive plutôt que normative.
 
Par prendre un cas concret, la religion islamique met en avant en plus de la liberté individuelle, le concept de responsabilité envers le Créateur et ses créatures. La dernière crise économique a également été présentée comme une crise de l’irresponsabilité car elle concernait des prêts hypothécaires à des personnes qui n’avaient pas les moyens de rembourser. Par la suite, non seulement les banques ont été recapitalisées et renflouées avec l’argent du contribuable, et, d’autre part, aucun changement n’est observé dans la culture des établissements bancaires. Pendant ce temps-là, des familles entières seront rendues insolvables et se verront expulsées de leur maison manu militari.
 
            2. L'accomplissement des besoins (plutôt que la satisfaction des désirs) comme objectif principal des activités économiques. L’idée n’est pas de d’interdire la satisfaction des désirs étant donné qu’ « il n’y a pas de contrainte en religion » (Coran, 2 : 256), mais de dire qu’il serait plus judicieux d’accorder une priorité à la satisfaction des besoins. L’un des piliers de la méthodologie de la théorie économique moderne présente l’Homme comme un être rationnel, et capable de mettre de l’ordre dans le choix de ses préférences. Mais puisque les économistes ne font pas la distinction entre les notions de besoin et de désir, leurs tâches se bornent à pourvoir à toutes les demandes, quelle que soit leur origine.
 
Dans l’optique islamique l’humain est cet être à la fois singulier et irrationnel. Quant à l’affirmation des économistes contemporains selon laquelle le goût serait l’axiome inévitable du comportement humain, le Coran nous dit que ce sont les besoins qui doivent être satisfaits, mettant en garde contre l’accomplissement des désirs vains :
 
« (...) il se peut qu’une chose vous déplaise tandis qu’elle est bonne pour vous et il se peut vous aimiez une chose tandis qu’elle est mauvaise pour vous. Allah sait et vous ne savez pas. » (Coran,  2 : 216)
 
« As-tu vu celui qui a tourné ses propres désirs en son dieu (…) ? » (Coran, 45 : 23)
 
Donc l’idée de la « souveraineté du consommateur » est cette idée folle de prendre nos désirs pour notre Dieu, et le Coran rejette cet article de foi des économistes conventionnels dans des termes des plus clairs.
 
Si la religion islamique ne propose pas l’ascétisme, c’est dans la modération et dans la nécessité de mener une vie simple que se trouve l’une des clés des problèmes économique de l’Homme :
 
« Et qui, lorsqu’ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares, mais modérés entre les deux. » (Coran,  25 : 67)
 
En outre et si l’on veut pousser la réflexion, les théories économiques supposent qu’il n’y a pas d’externalités dans les fonctions d’utilité ; que le sentiment d’envie n’existe pas chez l’Homme. La religion islamique est en désaccord sur ce point. Elle interdit aux musulmans d’envier les autres et enseigne des stratégies pour se prémunir contre l’envie. Le Coran exhorte à regarder les gens moins chanceux que soi dans les affaires de ce monde, de sorte que l’Homme soit reconnaissant pour ce qu’il possède :
 
« Et ne convoitez pas ces choses par lesquelles Allah a fait que certains d’entre vous surpassent les autres. Les hommes recevront une part de ce qu’ils auront gagné, et les femmes recevront une part de ce qu’elles auront gagné. (…) » (Coran, 4 : 32)
 
D’après la religion islamique, un système de valeurs de type « consumériste » tend à stigmatiser comme inférieurs tous ceux qui ne parviennent pas à acquérir de nouveaux biens appartenant à leurs pairs et à leurs voisins. Cela crée une impulsion en eux pour rattraper les autres. Résultat des courses : la société se réduit à une foire d’empoigne où les désirs de chacun se heurtent avec rudesse au détriment du bonheur de tous. La vraie richesse consisterait dans la satisfaction personnelle, et le fait de se contenter de peu sans trop s’attacher aux biens éphémères. En d’autres termes, la vraie richesse ne consiste pas à posséder une quantité abondante de biens lorsqu’elle s’accompagne du désir d’en obtenir toujours plus.
 

Existe-t-il une différence entre l’économie islamique et ce qu’on appelle l’économie solidaire ? Des points communs ?
 
Tout dépend par ce que l’on entend par « économie solidaire ». Si on entend par ce terme une autre manière de faire de l’économie, c’est-à-dire une autre manière de produire, de consommer, de décider, d’échanger ou de créer de la richesse autrement, alors oui, il existe nombre de similitudes. Si je ne me trompe pas, l’économie solidaire est également guidée par des principes très proches de ceux de l’Islam. Je pense notamment à la démocratie et à la transparence dans la gouvernance afin que tout individu soit correctement informé, qu’il puisse être écouté et être acteur de son devenir social. Il y a en outre la place singulière accordée à l’éthique ou encore à l’équilibre et à la solidarité dans les relations humaines. Tout cela va dans le sens des principes de l’économie islamique.
 
Toutefois, il subsiste quelques différences car le système économique de l’Islam possède des spécificités qui lui sont propres. La principale différence réside dans la place accordée au divin, qui constitue l’alpha et l’oméga de la foi islamique. En effet, l’Islam professe que si l’Homme a été doté d’une quelconque intelligence ou aptitude, c’est pour qu’il réfléchisse sur la raison de son existence et des moyens pour atteindre son Créateur. Si les objectifs et les désirs de l’Homme sont reconnus comme étant légitimes, il est décrit comme une espèce insatiable, dont l’assouvissement d’un désir le pousse irrémédiablement à vouloir en combler d’autres. À ce sujet, le coran est clair :
 
«  Et Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Coran, 51 : 56) ; ou encore
 
« (…) Oui, c’est dans le souvenir d’Allah que les cœurs peuvent trouver la tranquillité. » (Coran,  13 : 28)
 
L’appétence pour l’argent ou le souhait d’avoir des enfants ne sont donc que des représentations sous différentes formes de cette quête de l’être divin. Parmi les règles d’or que préconise l’Islam, il y a l’adoration et la reconnaissance envers son Créateur pour atteindre Sa proximité. La reconnaissance ne peut se résumer à quelques mots de remerciement, et il est exhorté à l’Homme de l’exprimer par les ressources ou les aptitudes qu’Il lui a accordées pour le bien-être de l’humanité. Réfléchir et méditer sur les faveurs que Dieu a accordées aux Hommes doit être un exercice régulier dans la religion islamique, et appelle à une certaine constance. C’est cette feuille de route que propose l’Islam : la société ne pourra trouver la paix et ses individus le bonheur sans celle-ci, et le vide mis en place par l’absence de Dieu sera immédiatement remplacé par un égoïsme nuisible. En tant que membres d’une société, l’attitude des individus joue un rôle déterminant sur la formation d’une atmosphère sociétale qui soit à la fois viable, paisible et conviviale.






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