Les cahiers de l'Islam
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Lundi 22 Février 2016

Conversions à l’islam : les chercheurs essaient de comprendre


Lors d’un colloque organisé les 15 et 16 février à Sciences Po Paris, des chercheurs de différents pays européens ou d’Australie ont confronté leurs regards sur le phénomène complexe – et en croissance – des conversions à l’islam.




Qu’y a-t-il de commun entre l’affiliation à une « tariqa » (confrérie) soufie, la découverte progressive de l’islam suivie du prononcé de la « chahada » (profession de foi musulmane) à la mosquée, l’adhésion à un islam fondamentaliste au point d’abandonner dans la foulée ses « hobbies » comme la peinture ou la danse, et même le port des lunettes de soleil « qui n’existaient pas du temps du prophète », ou encore les « conversions au califat » suivies d’un départ pour la Syrie ?

Ce sont tous ces parcours que des chercheurs de différentes disciplines et de différents pays ont cherché à analyser lundi 15 et mardi 16 février lors d’un colloque organisé par l’Observatoire sociologique du changement et le CEVIPOF, centres de recherche de Sciences Po. Objectif : « Rendre compte de (ces) conversions à l’islam » qui font « l’objet d’une attention médiatique et étatique croissante ».

Quel que soit leur terrain de recherche – Pays-Bas, Australie, Grande-Bretagne, Italie ou France – tous font le même constat : celui d’un rajeunissement très net de l’âge des convertis (dès 15, 16 ans), de l’importance croissante des femmes et donc des jeunes femmes parmi eux, et enfin de la diversité des adhésions d’origine (athéisme ou agnosticisme, mais aussi judaïsme ou christianisme).


Pic de conversion à 20 ans

« Aux Pays-Bas, pays fortement sécularisé, le pic des conversions se fait autour de 20 ans, l’âge des questions existentielles : qu’est-ce qu’une vie heureuse ? comment être quelqu’un de bien, etc », a ainsi relevé la chercheuse Vanessa Vroon-Najem, qui a suivi plusieurs groupes de femmes. Autre constat partagé  : plus que les conversions « intellectuelles », les chercheurs voient monter les conversions « relationnelles » - motivées par une rencontre amoureuse ou amicale -, ou également liées à un mariage, à la volonté d’adopter des enfants ou de développer son « business »... Autrement dit « des conversions instrumentales dont nous croyions qu’elles appartenaient au passé », reconnaît l’Italien Stefano Allievi, pionnier des recherches sur le sujet.


Lui-même voit dans ces « conversions au califat » qu’il étudie désormais la trace de ces conversions instrumentales : « Certains me disent : le Coran, je m’en fiche, ce que je veux c’est le djihad. Il y a bien conversion au sens d’un changement complet de vêtement, d’alimentation etc. Mais où est Dieu dans tout ça ? Je ne sais pas ».

Retrouvez la suite de cet article sur le site de La Croix.
 




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