Samedi 20 Septembre 2014

Les contradictions de la nouvelle guerre d’Irak

Par Pierre Haski ,



Barack Obama a donné le coup d’envoi de la troisième guerre d’Irak, dans un discours télévisé prononcé en tant que « commandant en chef ». La France prendra part, malgré l’absence de résolution de l’ONU, à la coalition internationale ainsi formée pour combattre et éliminer la menace des djihadistes de l’Etat islamique (EI), tant en Irak qu’en Syrie.
Le Président des Etats-Unis a exclu l’engagement de troupes au sol, tout comme la France, limitant son intervention à des opérations aériennes, au soutien logistique et à la fourniture d’armes aux forces qui vont combattre les djihadistes.

C’est un conflit long qui s’engage quand Barack Obama parle d’éliminer cet adversaire qui, en cette journée anniversaire du 11 Septembre, a remplacé Al Qaeda dans la figure de l’ennemi public numéro un. Un conflit d’autant plus périlleux qu’il a potentiellement des retombées dans les pays occidentaux eux-mêmes, avec la présence dans les rangs djihadistes de jeunes recrues parties pour se battre, se former, et peut-être revenir.
Sept questions autour d’une guerre qui ne dit pas encore son nom, mais qui, après celle de 1991, et celle de 2003, constitue la troisième guerre d’Irak, pays martyrisé par les despotes, par ses sauveurs, par ses prophètes.

1 - Quelle légalité internationale ?

Dans sa déclaration martiale, Barack Obama n’a pas évoqué le cadre juridique dans lequel opèrerait la coalition internationale « dirigée par les Etats-Unis » qui va combattre les djihadistes de l’Etat islamique, tant en Irak qu’en Syrie.
 
Le président américain a indiqué qu’il participerait à une réunion exceptionnelle du Conseil de sécurité de l’ONU, avant la fin du mois, à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle. Mais il n’a aucunement conditionné l’intervention de la coalition – de fait, les Américains bombardent déjà l’EI depuis un mois... – au feu vert onusien.

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